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Facebook Safety Check : est-ce que vous êtes mort ou pas ?

Par Guillaume Thavaud - Publié le 16 octobre 2014

Toujours prêt à proposer de bonnes idées pour mieux fidéliser sa clientèle (qui a tendance à partir), Facebook vient d’annoncer sur son compte Vimeole lancement d’une nouvelle application baptisée Safety Check, une application d’un goût exquis.

Safety Check est une application mobile pour iOS et Android, qui détecte automatiquement la position de l’utilisateur et s’assure s’il se trouve à l’intérieur d’une zone de catastrophe naturelle. Dans ce cas, l’application incite l’utilisateur du smartphone à dire qu’il est en bonne santé.. ou pas….

Facebook-Safety-Check

Bon, il y a effectivement des cas où cela peut être utile d’informer ses amis et sa famille qu’on est en vie. Enfin pour cela, il faut du réseau (il parait que ça capte mal dans les zones victimes de tremblement de terre et de tsunamis), et ne pas avoir cassé son téléphone.

Maintenant imaginons que l’utilisateur de Facebook ainsi sollicité ne réponde pas… Que va-t’il se passer ? Facebook va-t’il envoyer un message automatique disant « je suis mort dans le tremblement de terre de Menio Park » ?

Ce n’est pas complètement loufoque, il existe déjà des applications permettant d’envoyer des messages post-mortem à ses amis, comme If I Die.On pourrait automatiser le processus en cas de catastrophe, ça serai pratique ! (Mauvais esprit inside )

if-i-die

Plus sérieusement, la façon dont Facebook s’immisce dans nos vies, avec un paternalisme bienveillant, est de plus en plus préoccupante. L’exploitation des données des utilisateurs (géolocalisation, centres d’intérêt, situation familiale) fait que cela ressemble de plus à plus à un Big Brother numérique. Facebook est capable d’identifier les utilisateurs proches d’une catastrophe naturelle, il pourrait tout aussi bien savoir si on participe à un meeting politique ou si on se trouve dans un grand magasin, pour proposer des services adéquats (et une bonne dose de publicité)…

A un moment, il faut savoir dire stop ! (et c’est d’ailleurs pour cela que je n’utilise quasiment pas Facebook)