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De nouvelles consignes de rédaction pour Google MyBusiness

Par Guillaume Thavaud - Publié le 3 décembre 2014

C’est sans doute suite au déploiement de Google Pigeon que les consignes de rédaction pour les établissements locaux ont été mises à jour en début de semaine, comme l’a constaté Barry Schwartz de SearchEngineLand.

Pour la petite histoire, le terme Pigeon a été choisi par le même Barry Schwartz pour qualifier une mise à jour Google portant sur le référencement local. C’est donc un terme non officiel, mais qui n’a pas été corrigé par Google, donc la communauté le garde en l’état.

Le référencement local est une branche du référencement qui consiste à faire apparaître des résultats géolocalisés dans les pages de résultats Google. Ce sont des résultats qui concernent des établissements physiques : restaurant, hôtel, garage, banque, coiffeur….. La liste est longue ! Dans Google, même si on ne tape pas de localisation dans sa requête (par exemple « restaurant » au lieu de « restaurant clermont »), on aura quand même des résultats géolocalisés car Google tient compte de votre géolocalisation (approximative si vous êtes sur un PC)

geolocalisation-google

Les résultats géolocalisés peuvent comprendre des fiches d’annuaires et avis des internautes, mais le plus souvent ce sont les fiches d’établissement Google MyBusiness (anciennement Google Local) qui sont affichées. D’où l’intérêt de les optimiser correctement !

Je rappelle au passage qu’une fiche locale est un bon moyen d’obtenir de la visibilité dans Google, même si on ne possède pas de site web ! La création de fiche est gratuite et il est également très simple de revendiquer une fiche existante.

Voici quelques éléments clé que l’on peut trouver dans les nouvelles consignes de rédaction (il s’agit de la version US, la version FR n’a pas encore été modifiée)

  • le nom de l’établissement doit être le nom officiel, avec éventuellement un mot clé pertinent. Sont interdits dans le titre les numéros de téléphone, codes postaux, slogans publicitaires, caractères de copyright, mots en lettres majuscules, noms de quartier, informations sur les horaires…
  • les fiches ne peuvent être créées que pour des établissements physiques et il est interdit de créer plusieurs fiches pour un seul établissement. Seuls les établissements ayant des contacts physiques avec des clients peuvent s’inscrire
  • il est interdit de créer une fiche pour un établissement en construction/pas encore ouvert au public
  • il est interdit de créer une fiche pour des biens immobiliers en vente ou en location
  • il est interdit de créer une fiche pour un établissement dont on n’est pas propriétaire, même si on profite de ses locaux (par exemple en conférence ou formation)
  • le numéro de téléphone indiqué doit être le numéro direct de l’entreprise, pas celui d’un centre d’appel
  • l’URL indiquée doit correspondre à l’établissement et ne doit pas être redirigée vers une autre URL
  • Les catégories doivent donner des informations précises sur le type d’établissement et non décrire ses activités ni les articles qu’il vend

Bref, Google est beaucoup plus strict en matière de création de fiche locale, et demande des pratiques les plus professionnelles possibles. De nombreux exemples de ce qui faut faire/pas faire sont donnés dans l’aide en ligne.

Au mois de février 2014, un certain Bryan Seely avait défrayé la chronique en prouvant qu’il était possible de créer très facilement des fiches Google Local complètement bidon. Il avait même réussi à créer de fausses fiches pour le FBI et à recevoir un certain nombre d’appels téléphoniques ! Ceci montrait que le processus de validation de Google a posteriori était très inefficace (et d’ailleurs souvent basé sur les signalements envoyés les utilisateurs). Les fiches bidon ou spammantes pouvaient rester en place pendant des mois avant qu’une action de modération soit appliquée par Google.

L’algorithme Pigeon est la réponse au Map Spam, avec des outils d’analyse plus performants, et des consignes plus strictes à l’égard des rédacteur.