GoogleSEO

Google ne lit pas les contenus trop longs

Par Guillaume Thavaud - Publié le 9 décembre 2014

John Mueller continue à livrer des informations sur le fonctionnement de Google, qui remettent en cause une partie du travail de rédaction web tel qu’il était pratiqué jusqu’à présent. Ainsi aujourd’hui, c’est une discussion consacrée aux pages web très longues, et notamment celles avec un infinite scroll qui nous intéresse. Ces échanges ont eu lieu dans le Hangout du 2 décembre.

John Mueller a en effet affirmé que Google n’indexait pas l’intégralité du contenu des pages web lorsque celles-ci étaient très longues, mais ne tenait compte que de la première section de la page (le reste étant considéré comme secondaire car peu visible). Ceci rejoint d’ailleurs la logique de la présentation du contenu dans des onglets, expliquée juste avant : le contenu masqué est également considéré comme peu significatif et donc risque de ne pas être indexé.

long-texte-bilbon

Les référenceurs se doutent depuis longtemps que le contenu présent en haut de page est celui qui compte le plus pour Google. Mais jusqu’à présent, on pensait que Google pouvait indexer quand même l’intégralité de la page (ce qui a conduit à une époque à l’apparition de beaucoup de texte optimisé en Footer). Il faudrait donc plutôt rédiger des textes concis, ce qui entre dans la même logique que l’algorithme Page Layout (où Google demande à ce que le texte pertinent de la page soit placé en haut).

Si on résume, il faudrait donc

  • éviter les onglets et autres astuces de présentation CSS
  • éviter les textes trop longs

Le problème est que si on supprime les onglets, on va dans certains cas se retrouver avec du texte trop long sur la page. D’ailleurs beaucoup de sites ont un contenu très long car ils présentent beaucoup d’informations (je pense par exemple aux articles Wikipedia).

John Mueller conseille de répartir le contenu sur plusieurs pages web distinctes et de prévoir un système de navigation. C’est une bonne idée, d’autant que cela peut aussi augmenter les possibilités de visibilité dans Google. La présence d’un sommaire peut également permettre à l’internaute d’accéder tout de suite à l’information qui l’intéresse.

On peut aussi mettre au début de la page un résumé contenant les informations importantes, résumé qui sera pris en compte par Google. C’est ce que font déjà beaucoup de sites d’actualité, et c’est une bonne idée en termes d’ergonomie (l’internaute sait immédiatement de quoi parle l’article).

Bref, il existe des solutions techniques pour satisfaire à la fois Google et les lecteurs… Mais ceci montre une fois de plus que le métier de web-rédacteur demande quelques compétences !